La défavorisation

État de désavantage social ou matériel d’un individu ou d’un groupe, la défavorisation s’avère l’enjeu le plus préoccupant à Montréal en raison de son envergure et de son incidence sur la persévérance scolaire des jeunes. C’est d’ailleurs dans la métropole québécoise que se rencontrent 25 % de tous les décrocheurs québécois.

La défavorisation se traduit principalement par :

  • Un revenu peu élevé
  • Un niveau de scolarité faible
  • Un accès limité au marché du travail
  • Un réseau social fragile
  • Une forte concentration en certains endroits.

« Près de 84 % des élèves québécois du niveau primaire vivant sous le seuil de faible revenu après impôt et dans les pires conditions de défavorisation habitent Montréal. »

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Le territoire de Montréal est divisé en 481 zones et chacune comprend en moyenne 459 familles avec enfants de moins de 18 ans. Les familles de plusieurs quartiers vivent dans des conditions de défavorisation socioéconomique élevée.

En effet, on recense :

  • 51 zones où la concentration de défavorisation est importante.
  • 97 zones où elle est modérée.

Sur le plan scolaire, cette concentration géographique de la défavorisation se traduit par une concentration d’élèves défavorisés au sein de certaines écoles. Et fait important à noter : les jeunes décrocheurs sont jusqu’à deux fois plus nombreux dans les quartiers défavorisés.

Des effets certains sur la réussite scolaire

Une situation socioéconomique précaire accroît le risque qu’un enfant présente un ou plusieurs facteurs de vulnérabilité pouvant entraver son développement et augmenter ses probabilités de décrochage scolaire.

Facteurs de vulnérabilité les plus fréquents :

  • L’insécurité financière
  • Les conditions matérielles déficientes
  • L’instabilité de la cellule familiale
  • L’immigration récente

La défavorisation augmente bel et bien les risques que l’enfant :

  • Manifeste une faible estime de soi et des aspirations peu élevées.
  • Éprouve des difficultés d’adaptation ou d’apprentissage – retards de langage, hyperactivité, troubles de comportement – qui augmentent significativement le risque de décrochage.

Par ailleurs, les enfants de maternelle vulnérables dans au moins un domaine de développement représentent 34 % des petits qui résident dans un milieu de vie défavorisé. Leurs acquis sont généralement insuffisants lorsqu’ils entrent à l’école et ils sont moins outillés pour réaliser certains apprentissages ou profiter de ce que l’école peut leur offrir. Sans être prédestinés à l’échec, ils possèdent un bagage d’expériences qui diffère des attentes : ils ont en quelque sorte du rattrapage à faire.

Domaines de développement

  • Santé physique et bien-être : Développement physique général; motricité; alimentation et habillement; propreté; ponctualité; état d’éveil.
  • Compétences sociales : Habiletés sociales; confiance en soi; sens des responsabilités; respect des pairs, des adultes, des règles et des routines; habitudes de travail et autonomie; curiosité.
  • Maturité affective : Comportement pro-social et entraide; crainte et anxiété; comportement agressif; hyperactivité et inattention; expression des émotions.
  • Développement cognitif et langagier : Habiletés en lecture, en écriture et en mathématiques, et intérêt pour ces disciplines; utilisation adéquate du langage.
  • Habiletés de communication et connaissances générales : Capacité à communiquer de façon à être compris; capacité à comprendre les autres; articulation claire; connaissances générales.

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